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Annaba.L’économie locale sur orbite

Publié le 02/07/2008

Place forte de l’économie nationale avec ses sociétés de production, son réseau de communication pour différentes destinations d’Afrique et d'Europe, son université, son littoral, Annaba se met sérieusement sur l’orbite de la croissance économique.
La récolte exceptionnelle enregistrée en blé dur et tendre avec plus de 85 000 quintaux ensilés, celle de la tomate fraîche tout aussi exceptionnelle de 1 000 000 de quintaux, les multiples opérations d’aménagements urbains qui donnent à la commune chef-lieu de wilaya un air de bonne santé socioéconomique, les activités de sa multitude de laboratoires de recherche implantés dans les différentes facultés et l’ouverture de ces dernières sur le monde sont autant de prémices annonciateurs de cette croissance. Et même si la création d’emplois reste toujours à un niveau fluctuant au gré des saisons et que les tentatives d’immigration clandestine se multiplient, la prochaine rentrée sociale s’annonce sous de bons auspices. Elle l’est avec le va-et-vient incessant des opérateurs économiques nationaux et de différentes nationalités dans les structures chargées du développement des investissements. Elle l’est aussi dans les placards publicitaires portant recherche ou cession d’importantes surfaces de terrain d’investissement particulièrement dans les communes proches du réseau routier, ferroviaire, portuaire et aéroportuaire. La réalisation en cours du tronçon d’autoroute de plus de 26 km, la rénovation de différentes unités de production dont la centrale à oxygène et les hauts fourneaux du complexe sidérurgique d’El-Hadjar, même s’il est la propriété du groupe franco-indien Arcelor Mittal Steel, la production en hausse du complexe engrais phosphaté bradé à hauteur de 62% du capital social aux espagnoles de Fertibéria sont d’autres atouts que la wilaya a mis en jeu. Ils pourraient s’enrichir avec la signature éventuelle d’un contrat de partenariat entre l’entreprise de métallurgie et construction ferroviaire Ferrovial Allelick et un important groupe industriel étranger spécialisé dans cette activité. Bien qu’encore dans la confidentialité, les négociations seraient bien avancées entre les deux parties. Dans le secteur du tourisme, les Saoudiens se préparent à lancer, dès le mois de septembre, 3 grands projets dont un complexe hôtelier et un village touristique à Boukhmira Sidi Salem (El Bouni). Plus de 20 000 postes de travail devraient être créés aussitôt les travaux entamés. De son côté, sous l’impulsion de son recteur Mohamed Tayeb Laskri, l’université Badji-Mokhtar poursuit son offensive. L’élection de son recteur à la présidence de la coopération Euro-Maghreb des universités en réseau (CEMUR) est une reconnaissance de fait du rayonnement de cette institution algérienne de la science et du savoir. Cette qualité, elle la doit à sa cinquantaine de laboratoires de recherche. Sciences, économie, sociologie et technologie s’imbriquent au mieux pour servir au développement socioéconomique. N’est- ce pas le cas lorsque les programmes lancés portent sur la convertibilité du dinar, l’indemnisation des experts, la stabilité des organes de suivi. La mise en route de la licence-master- doctorat (LMD) complète l’armada mis entre les mains des opérateurs économiques nationaux. La médecine, qu’elle soit du travail ou générale, se met également au diapason de cette croissance. Elle est animée par le Centre hospitalier universitaire Ibn- Rochd sous la direction du Pr Abderrahmane Saâdia également chef de service ORL à l’hôpital Dorban de Annaba. Toutes les pathologies liées ou non aux activités professionnelles figurent au programme des recherches. Les journées nationales qu’organise la Société algérienne d’ORL et de la chirurgie de la face et du cou du 3 au 9 juillet 2008 vont, d’une certaine manière, dans ce sens. Il ne se passe pas une semaine sans que soit organisés séminaire, conférence, table ronde, atelier ou symposium. Le tabagisme cause de graves maladies comme le cancer du larynx représente un véritable fléau. Particulièrement chez les animateurs du secteur socioéconomique . En abandonnant la culture du tabac pour se concentrer sur les céréales et la tomate fraîche, les agriculteurs participent à cette croissance. Outre l’importante économie en devises qu’elle génère en assurant la totalité des besoins nationaux en la matière, l’activité de la production et la transformation de la tomate industrielle génère annuellement 500 000 journées de travail de février à juillet.

Liberté > 02/07/08 > A. Djabali


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