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Reportage. Après les dernières arrestations à Annaba «Portraits de harraga»

Publié le 31/07/2008

Portrait HarragaDepuis le début de l’été, les jours se suivent et se ressemblent du côté de Annaba. La raison n'est pas seulement la chaleur suffocante qui y règne, ou encore les moustiques qui y pullulent, mais à cause de l’autre étiquette dont s’est forgée ces derniers temps la Coquette : les harragas.

Plusieurs semaines avant le début de l’été, dans la région on parlait, «dès que le beau temps s’installera», de la «ghazwa al kobra», sur les côtes italiennes. Les faits sont là pour le confirmer et il n’a pas fallu attendre longtemps. Le dernier «événement» est survenu entre mardi et mercredi où pas moins de 66  candidats à l'émigration clandestine en Europe ont été arrêtés par les garde-côtes au large de Annaba. Quelques jours avant, trois autres avaient été appréhendés, cette fois par la gendarmerie, alors qu’ils tentaient de prendre le large sur une embarcation. Âgés entre 20 et 25 ans, ils avaient été auditionnés avant d’être présentés le lendemain devant le procureur près le tribunal de Annaba.. Mais qui sont ces harragas ?

Mettre un visage sur un nom. C’est ce que nous avons essayé de faire à travers une série de portraits de harragas dont l’itinéraire est loin d’être banal. De l’étudiant qui lâche tout, à la belle rouquine qui «dérape», en passant par l’adolescent de 14 ans qui a rejoint les côtes italiennes, il y a quelque jours, les itinéraires sont à chaque fois différents mais au bout, tous les chemins mènent en Sardaigne ou… aux gardes côtes. Ce phénomène d’immigration clandestine est tellement ancré dans le quotidien des habitants de Annaba (depuis près de deux ans et surtout depuis la fin du mois de juin dernier), au point que l’événement d’une journée n’est plus le départ de harragas mais plutôt le fait de ne pas en signaler la capture ou l’arrivée. C’est dire à quel point la situation devient préoccupante à Annaba et déjà les parents sont tous sur le qui-vive depuis le retour des beaux jours. Plusieurs parmi eux que nous avons rencontrés nous exprimaient leurs appréhensions de se réveiller un de ces jours sans nouvelles de leurs enfants. Si les politiciens et les économistes ne parlent que du projet de l’UPM, la Coquette vit depuis déjà un certain temps à l’heure de «l’UPTM», Union pour la traversée de la Méditerranée. Elle peut être présentée par le biais de ces portraits avec lesquels nous tentons de cerner le profil du harrag dont tout le monde parle sans réellement le connaître.

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Salim Koudil [LIBERTE - 31-07-2008]

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