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Affaire USM Annaba-USMB: Le silence complice des arbitres

Publié le 08/09/2008
La Ligue nationale de football (LNF) met du temps pour se prononcer sur l’affaire USMAnnaba-USMBlida.

Pour rappel, cette rencontre comptant pour la 4e journée du championnat n’est pas allée à son terme suite à la blessure à la tête de l’arbitre assistant Bechirene, touché par un projectile lancé à partir des tribunes. A cet instant, le score était de 1- 0 en faveur des visiteurs (USMB). Suite à ce grave incident, l’arbitre directeur, Mehidi, a pris la sage décision de mettre un terme définitif aux débats. Au niveau de la Ligue nationale, les avis semblent partagés sur les suites à donner à cette affaire. La Ligue nationale a intérêt à la régler (l’affaire) dans les meilleurs délais, sans perdre de temps. Si sous d’autres cieux un tel cas est vite réglé (homologation du résultat), chez nous cela va être un peu plus difficile à cause des règlements en vigueur (dépassés). Ailleurs, lorsqu’un arbitre (directeur ou assistant) est victime d’une blessure occasionnée par le jet d’un projectile, la partie est arrêtée et ne reprend plus. Un soir de Ligue des champions à Rome, l’arbitre suédois Frisk, a reçu un projectile sur la tête à quelques pas du tunnel qui mène aux vestiaires du stade olympique.

Il a refusé de reprendre la partie et la Roma a perdu le match par pénalité, sans oublier les autres sanctions (financières et sportives). Sur ce genre d’incidents, les instances internationales (FIFA-CAF-UEFA) sont très fermes, surtout lorsqu’il s’agit d’une atteinte à l’intégrité physique de l’arbitre. Chez nous, les textes sont plutôt laxistes. Dans ce cas de figure, ils préconisent que le 4e arbitre arbitre remplace au pied levé son collègue blessé pour que la partie aille à son terme, arguant que le “supplétif” est là pour ce type de besogne. Faux ! Ce type de raisonnement est tout simplement une caution à la violence que chacun a le devoir de combattre. Que dire sur le silence assourdissant qu’observent les arbitres dans pareille situation. Pas une seule voix ne s’est élevée pour dénoncer ce qui est arrivé à l’arbitre Bechirene. Les hommes en noir se drapent-ils dans la lâcheté par calcul mesquin... et par peur de représailles ? Qu’attendent les associations d’arbitres qui existent pour s’exprimer sur ces dépassements qui touchent ce corps ? L’arbitrage algérien a encore des combats à gagner pour briser les chaînes qui nouent sa langue et sa conscience.

El watan > 08/09/08 > Y.O.

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