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Annaba. La grève des cheminots fortement ressentie

Publié le 17/05/2010

L’avenir du fret marchandises et notamment du transport de carburant est au centre des préoccupations de la direction régionale Sntf de Annaba au terme de cette première semaine de grève des cheminots.

Outre le déficit financier qui est enregistré après les huit jours d’immobilisation du trafic marchandises qui est évalué à plus de 40 millions de dinars avec l’annulation de tous les attelages normalement affectés à l’acheminement des matières premières, minerai de fer et phosphate, à destination des complexes ArcelorMittal  d’El-Hadjar et de Fertial Annaba depuis les sites miniers, la crainte de la pénurie imminente de carburant commence à s’installer.

Ceci au moment où les 1 800 travailleurs dépendant de cette région annoncent leur intention de poursuivre leur mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications salariales. Pour ces derniers, ce ne sera en fait “qu’une étape”, car “il y a d’autres enjeux plus en rapport avec le mouvement qui doivent être négociés à l’avenir”, ont déclaré hier certains travailleurs rencontrés dans le hall de la gare de Annaba. Se disant plus que jamais mobilisés dans ce bastion où les appels à la grève à toutes les catégories de cheminots ont été largement suivis, ils parlent aujourd’hui d’une amplification du mouvement.

La reprise, qui est attendue par la direction après notamment l’intervention dans le conflit du ministre de tutelle, est en tout cas suspendue ici selon les instructions des représentants syndicaux de la base qui sont à Alger et dont le déplacement a été financé au moyen de cotisations des grévistes. Le premier responsable de la DRF est, quant à lui, bien embarrassé devant cette situation, surtout qu’il affirme avoir tout fait pour convaincre les agents de la prise en charge de leur revendication par la tutelle, en vain. Selon lui, le coût du conflit s’élèverait à près de 40 millions de dinars pour le seul transport de marchandises, ceci en plus de l’immobilisation des trains de banlieue qui prive les étudiants et les habitants des localités d’un moyen de transport non négligeable.

A. Allia [LIBERTE - 17-05-2010]

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tres tres bien bien
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