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Annaba. Les experts exposent les faiblesses de la filière

Publié le 16/12/2010

La céréaliculture en Algérie est confrontée à l’indisponibilité des engrais à temps, le manque de fertilisation, et à la non-maîtrise de mauvaises herbes, a estimé hier Fatiha Sadli, experte à la CAM céréales.

S’exprimant lors du séminaire de deux jours sur la promotion du blé dur organisé par le groupe Benamor à l’hôtel Sabri dans la wilaya de Annaba, Mme Sadli a affirmé que ces facteurs menacent la production nationale en blé dur.

Depuis plusieurs années, le secteur de l’agriculture, notamment la filière du blé, bénéficie d’un grand soutien du gouvernement. Toutefois, des choses restent à accomplir pour améliorer la qualité de la production, a indiqué Mme Sadli. A ce titre, l’oratrice a mis la main sur les nombreuses faiblesses de la céréaliculture algérienne. «La fertilisation des terres agricoles est utilisée de façon inadéquate», a soutenu cette experte.

Seulement 10% de la superficie emblavée en blé dur a été fertilisée, selon elle et «ceci a de graves conséquences sur les transformateurs de blé», dira-t-elle, en relevant également l’indisponibilité des engrais à temps comme cela s’est passé en 2009 à l’ouest du pays.

L’intervenante a également déploré le manque de sensibilisation des agriculteurs en termes de maîtrise des mauvaises herbes. D’après elle, 30% de la production en blé dur contient des impuretés, induites par la non-maîtrise des mauvaises herbes. «Ce qui entraîne une mauvaise qualité et une faiblesse de la productivité», a-t-elle indiqué, estimant que les minotiers s’approvisionnent sur le marché international en raison de sa haute qualité, contrairement à une partie du blé dur algérien. Mme Sadli note par ailleurs qu’un nombre important de paysans a recours à des méthodes traditionnelles, particulièrement l’utilisation des produits bas de gamme et inefficaces dans la lutte contre certaines maladies.

En revanche, seuls quelques leaders disposent d’un certain savoir-faire qui leur permet d’améliorer la qualité du produit. Ce n’est pas pour rien si la productivité en Algérie en blé dur à baissé jusqu’à 10 quintaux par hectare, alors qu’elle était de près de 40 quintaux durant les années 60, où l’Algérie fut le grenier de l’Europe. C’est la raison pour laquelle cette experte appelle à l’amélioration des itinéraires techniques pour espérer de hisser le niveau et la qualité de la production nationale en blé dur.

Outre le recours intensif à la fertilisation, la maîtrise des mauvaises herbes, l’oratrice plaide aussi pour que les produits collectés soient stockés dans des conditions idoines. En somme, c’est la solution de l’ensemble de ces «menaces» qui pourrait permettre d’avoir une augmentation de la productivité et une amélioration de la qualité du blé dur en Algérie. Et par ricochet, permettre aux minotiers de disposer d’un produit de qualité facilement transformable, conclut l’experte.

Hocine Lamriben [EL WATAN - 16-12-2010]

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