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Annaba. Trafic en haute mer: La crevette royale et la langouste, nouvelles cibles

Publié le 04/12/2011
La crevette royale et la langouste sont exploitées au détriment du marché national qui bénéficie des restes de l’opération de calibrage.

La côte algérienne fait face depuis quelque temps à un phénomène étrange au sein de la spirale de la contrebande et du trafic en tout genre.
Après celui de l’ivoire, celui des espèces animales que renferme le parc naturel d’El-Kala, des gravures rupestres du Hoggar et du Tassili, outre le trafic des stupéfiants, des médicaments, du carburant, du corail, des camelins, caprins, ovins, des espèces rares de tortues, des fils de cuivre, sans compter le sable, et surtout des hommes par le biais des harraga, voilà que nous assistons à l’apparition de nouveaux “produits” qui font l’objet d’un trafic international de grande dimension, en l’occurrence la crevette royale et la langouste.

Même si le 1er responsable du secteur de la pêche à Annaba estime qu’il n’existerait pas, du moins dans la région, de trafic de la crevette royale et de la langouste, étant donné que des patrons de pêche ont été autorisés à en exporter, des sources bien informées révèlent dans ce contexte l’existence d’un réseau de trafiquants, aux mécanismes bien huilés, en charge du ramassage et de la vente en pleine mer de ces produits très demandés sur le marché européen. à Beni Saf ou encore à Annaba dont le large est intimement confondu avec le plateau continental qui constitue le milieu propice à l’évolution de la crevette royale, cette dernière, à la limite des eaux territoriales algériennes,   est “transbordée” sur des bateaux de pêche espagnols, français et italiens, révèlent des gens de la mer qui ont préféré garder l’anonymat. Pour preuve, précisent nos sources, la chute vertigineuse de la production en crustacés, ces dernières années, au niveau de tous les ports de pêche du pays.

à titre d’exemple, la production en crustacés à Beni Saf, qui dépassait il y a quelques années 200 t, a diminué de plus de moitié. La production annuelle en crustacés au port de Annaba, qui a vu une augmentation en embarcations au même titre que les autres structures maritimes du pays, a chuté elle aussi de presque la moitié par rapport à l’année 2002 où la flottille était presque nulle. Selon nos sources, la crevette royale et la langouste sont exploitées au détriment du marché national, qui bénéficie des restes de l’opération de calibrage, car il n’est commercialisé sur les étals de nos marchés que les “rejets” de ces crustacés.

Ainsi, les barons du trafic en haute mer viennent de boucler la boucle. En ces temps houleux, la contrebande existe bel et bien. Et cette évasion furtive de ces crustacés de choix, qui vont garnir les assiettes de la gastronomie outre-Méditerranée, interpelle à plus d’un titre les autorités du pays afin que soit mis le holà à cette hémorragie effrénée, pour ne pas dire rapacité, cupidité, prédation, qui portent préjudice à l’ensemble des rouages du pays et une atteinte flagrante à la composante de la sécurité humaine qui doit régir la société algérienne. Le trafic qui mine l’économie algérienne sape le commerce, gangrène la société et réduit en un tas de loques la jeunesse, ce bras armé attaque par ce fléau pernicieux et insidieux que représente la drogue. L’Algérie est frontalière avec 7 pays, à savoir la Tunisie, la Libye, le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Sahara occidental (RASD) et le Maroc.

Son ouverture sur la Méditerranée fait qu’elle se trouve à quelques encablures de la France, de l’Espagne et de l’Italie notamment. Les zones désertiques, les régions fortement boisées, les massifs décapés sont infestés par ces réseaux de trafiquants qui, tels des vampires, sont insatiables, sans scrupule. Cette forme de trafic et de l’ordre d’une rébellion déguisée contre les lois en vigueur.

B.BADIS [LIBERTE - 04-12-2011]

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Les Commentaires

L'Algérie doit s'armer pour défendre ses intérêts face à des pilleurs admirablement équipés de matériels modernes très sophistiqués. Ni notre modeste flottille de pêche, ni nos gardes côtes ne sont dotés de moyens technologiques avancés de dernier cri, pour faire face à des adversaires redoutables qui savent exploiter, jusqu'à la limite de l'illégalité, toute oportunité qui se présente à eux.
Les différentes armadas des navires de pêches de la rive nord de la Méditerranée, sont au courant que l'Algérie, pour le moment, n'a ni la compétence, ni les moyens pour les attraper la main dans le sac. Donc ils en profitent et en sont loin de s'inquiéter. Pour l'instant, c'est le combat de David et Goliat. C'est pour cette raison que notre pays doit se réhausser, du point de vue de l'acquisition de matériels de surveillances de haute technologie, au même niveau que ces flottes chapardeuses et rapaces, pour pouvoir se battre à armes égales et ainsi assurer la souveraineté de nos eaux territoriales.
L'Algérie devrait créer un centre de surveillance maritime, comme ce qui se fait en Europe, exemple le "CROSS" (Centre Opérationnels de surveillance et de sauvetage)cinq missions principales:
Sauvetage en mer, surveillance de la navigation maritime, recherche des pollutions, suivi des navires de pêche et duffision de renseignement maritime.
Type de surveillance: par avion, hélicoptère, drone équipé de caméra à infrarouge qui peuvent détecter et donner le nom du bateau sa position date et heure en cas d'infraction.
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