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Annaba. Place d’Armes- Un toit s’effondre

Publié le 18/04/2007
Le toit d’une habitation s’effondre à la Place d’Armes - Quand vivre tient du miracle.     
La Vieille Ville n’en finit pas de se désagréger petit à petit avec tout ce que cela peut représenter de danger pour ses habitants. Dans la soirée de lundi, le toit d’une habitation s’est effondré sur ses locataires à la rue de la Surprise, tragiquement connue des services de sécurité et ceux de la protection civile qui se sont déplacés sur les lieux pour constater les dégâts. Hier matin, les habitants de ce quartier populaire étaient encore sous le choc. Les habitations mitoyennes menacent, elles aussi, de s’effondrer. Tout est lézardé, l’on se demande par quel miracle les murs peuvent encore tenir. Les habitants nous disent vivre dans la peur d’être enterrés vivants. La vieille ville est en ruine, sale, envahie, immeubles écroulés ou rasés. Le décor n’a pas changé depuis des années dans ces ruelles. Les coups de peintures ne suffisent pas à gommer les ruines et les conséquences d’un massacre urbain annoncé. L’état des lieux ne cesse d’inquiéter sérieusement les riverains, d’autant plus qu’aucune mesure préventive ne semble être envisagée. Chaque jour, tout le monde prie pour que l’immeuble au destin fragile reste encore debout. On imagine déjà l’ampleur de la catastrophe au cas où l’immeuble cèderait un jour. A chaque mur qui s’effondre c’est tout un pan du patrimoine de la ville qui rejoint le néant. Jusqu’où va-t-on laisser faire ? Est-il encore utile de rappeler que la vieille ville, plus communément appelée Place d’Armes, est un site archéologique, historique qui recèle des trésors inestimables dont la mosquée millénaire Abou Merouan EchCherif, ou le séculaire djemâa El Bey, ou encore des bâtisses qui font partie intégrante de l’histoire de la ville comme Dar Metidji, Dar Louabdia, Dar Largueche, Dar Bangui, ainsi que d’autres sites classés au niveau de la vieille ville. La sonnette d’alarme ne cesse d’être tirée par les riverains qui vivent dans la hantise de se voir jetés à la rue. Dans le but de préserver le tissu urbain de la vieille ville, la commune de Annaba avait entrepris en 2000 la création de l’office communal de réaménagement et de la rénovation de la vieille ville, (OCRAVA) qui a procédé préalablement à cela, au recensement des bâtisses menaçant ruine et d’effondrement dans le but de leur réhabilitation selon les critères relatifs notamment aux constructions d’une valeur archéologique arrêtés par cet office. Mais quel est le sens que l’on peut donner à pareil organisme si les soutiens ne suivent pas? La réhabilitation de la Place d’Armes se révèle avec plus d’acuité de jour en jour et la nécessité de fournir l’aide financière nécessaire pour poursuivre sa réhabilitation, donc la valorisation du patrimoine culturel, archéologique et historique reste d’actualité mais lettre morte. Devra-ton se résigner à voir tomber l’un après l’autre les murs de cette cité millénaire?
L'est républicain > 18/04/07 > Aly D

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