Noureddine Bouterfa, le P-dg de la Sonelgaz, était lundi à Annaba dans le cadre d’une visite de travail et d’inspection des différents projets lancés par son entreprise.
A caractère régional ou national, ces projets, totalement financés par Sonelgaz, sont importants. Ils résultent du choix et de la motivation de la société algérienne de l’électricité et du gaz à s’engager dans des offres portant sur la réalisation de nouvelles capacités de production, de transport et de distribution du gaz et de l’électricité pour plusieurs régions de l’est du pays. La démarche, qui ressemble à une garantie antipénurie, s’accompagne d’une profession de foi pour le droit à l’énergie pour tous. Du moins dans son principe, en ce sens que le service public d’intérêt général est présent dans les différents et nombreux projets lancés par la direction générale de Sonelgaz. Mais apparemment pas dans certaines de ses structures décentralisées, à l’image de celles d’Annaba. A ce niveau, la communication n’est pas le fort du premier responsable de la distribution, confronté à moult problèmes avec les abonnés. L’absence de discernement pourrait être un facteur de blocage à la politique de libéralisation et de renforcement des capacités, que le directeur général veut faire appliquer sans plus tarder. Cette volonté est reflétée par le lancement du projet portant réalisation d’un poste électrique d’interconnexion de 220/60/30 KV à Kherraza, la mise en service d’un poste de gaz haute et moyenne pression à Sidi Brahim, l’inauguration d’une agence commerciale à Didouche-Mourad, le projet de réalisation d’une centrale électrique 2 de 72 MW au port d’Annaba et le centre régional de conduite du réseau transport d’électricité, qui ont été les principales étapes parcourues par le big boss de la Sonelagaz à Annaba. A elle seule, la centrale électrique, qui devrait contribuer à faire face à la demande urgente de plusieurs régions de l’est du pays, nécessiterait une enveloppe financière de 12,42 milliards de dinars totalement à la charge de la Sonelgaz. Onze autres réalisations de ce type de différentes puissances en MW, formant une capacité totale de 2 000 MW, sont en cours de réalisation dont Oran-Est, Alger-Port, Relizane, Larbaâ, Batna, M’sila, Marsat El-Hadjadj.
Liberté > 23/07/08 > A. Djabali
Sauf que là, une grande partie de ces fruits, succulents forcément, proviennent de la destruction à grande échelle d’un petit coin de paradis qui jusqu’ici on croyait épargné de la furie dévastatrice des hommes et de leur avidité. Loin des regards, loin de tout, un crime innommable se perpétue dans le silence de la complicité. Des dizaines d’hectares de pinède sur dunes littorales sont détruites à la tronçonneuse pour faire de la place à des parcelles pour la culture des pastèques. Et pour irriguer les parcelles, on a outrageusement pompé jusqu’à assécher complètement de sublimes petits plans d’eau, splendides zones humides restées à l’abri des regards, parce qu’inaccessibles, et que l’on pouvait découvrir, stupéfaits par le spectacle, à la faveur d’une trouée dans le magnifique sous-bois de lentisque, d’oléastre, de genévrier, de myrte et de ciste qui ont pris possession des lieux à l’ombre des pins. Alertés par des scientifiques de l’université de Annaba, qui ont découvert le forfait au cours de leurs travaux de terrain, nous nous sommes rendus sur les lieux pour découvrir l’ampleur des dégâts.
Le reboisement de pins maritimes qui couvrent et protègent les fragiles et vulnérables dunes littorales est mis en péril par les parcelles défrichées pour les pastèques, notamment autour de Ghoud El Bourk, une dépression avec deux magnifiques plans d’eau aujourd’hui disparus par le fait de grosses motopompes encore sur place. On a abattu les grands arbres à la tronçonneuse pour les vendre à des acheteurs de Benazouz (Skikda), qui ont pignon sur rue dans le commerce du bois. A défaut, on y a mis le feu, pour aller plus vite… Le forfait n’est pas récent, car visiblement, les parcelles qui ont de 5 à 10 ha de superficie sont nettes et bien entretenues par leurs propriétaires, si on peut appeler les auteurs des ces graves infractions ainsi, car indéniablement, nous disent des gens du coin, ils ont reçu le feu vert des autorités. De tels actes, visibles sur photos satellites, ne peuvent passer inaperçus. « Nous avons vu des véhicules de la gendarmerie et des services forestiers circuler dans le coin, donc ils sont au courant depuis le début et ils n’ont rien fait pendant tout ce temps. » C’est de cette manière que des habitants du coin, qui s’élèvent contre les ravages causés par leurs propres voisins, s’expliquent la complicité des services concernés. Ils sont certains qu’il y a caution et protection des autorités, car quelques-uns de ces exploitants n’ont pas hésité, après avoir asséché les plans d’eau environnants, à investir gros pour chercher l’eau plus au Sud bien au-delà de la route dans l’oued El Kébir.
Ils ont dépensé des sommes colossales pour installer une conduite d’eau de plus de 5 km de long, jalonnée de motopompes. Pour Slim Benyacoub, professeur en écologie de l’université de Annaba : « Cette zone bien connue des naturalistes se caractérise par l’existence d’une faune et flore entomologiques (insectes) et herpétologique (reptiles) qui jouent un grand rôle dans la régulation des populations d’insectes dérangeantes pour l’homme et les cultures en irrigué favorisent l’apparition de champignons, moisissures et insectes vulnérants et peuvent contribuer à favoriser des maladies réémergentes. » En clair, les ravages déjà causés vont être suivis par d’autres qui, non seulement, menacent les cultures elles-mêmes, mais pourraient également atteindre les populations locales. Contactés, les services forestiers de la wilaya nous ont appris qu’une dizaine de personnes sont poursuivies dans la commune de Berrihane, mais renseignements pris, ce n’est pas dans le secteur concerné. Vraiment curieuse cette histoire !
Le volume des échanges reste insuffisant - Bien que le volume des échanges commerciaux ait atteint les 5 milliards de dollars en 2007, la coopération économique demeure en-deçà des opportunités qu’offrent les deux pays.Ces derniers doivent penser à renforcer davantage cette coopération qui devra également toucher d’autres domaines, notamment ceux militaire, sécuritaire, culturel et éducatif. C’est ce à quoi a appelé M. Andrew Henderson, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Algérie, lors de sa rencontre, lundi dernier, avec les opérateurs économiques de Annaba. La Chambre de commerce et d’industrie Seybouse a ainsi offert l’occasion aux deux parties d’examiner, dans une atmosphère amicale et constructive reflétant la coopération entre les deux pays, l’état des relations bilatérales et les moyens de les approfondir et de les élargir. Le diplomate s’est certes félicité de la dynamique enclenchée dans la perspective d’aboutir au renforcement de la coopération et de la concertation, mais des efforts sont attendus aussi bien du côté de son pays que de celui de l’Algérie pour asseoir une solide politique de partenariat multiforme et autre énergétique.
En cette dernière matière, la présence anglaise en Algérie est destinée à augmenter, comme du reste, en témoignent les perspectives de la compagnie pétrolière BP qui, avec 4 milliards de dollars , est le plus grand investisseur dans le pays. Aussi, l’Algérie se place à la 3e place comme pays fournisseur de gaz liquide à la Grande Bretagne en couvrant 5% environ de sa consommation, taux destiné à croître jusqu’à 12% dans les années à venir. Par ailleurs, note l’ambassadeur du Royaume-Uni, la promotion des échanges commerciaux nécessite un effort d’information et de contacts de la part des Algériens en direction de son pays pour mieux connaître les opportunités d’investissement susceptibles d’être exploitées. A. Henderson a reconnu, dans ce sens, que le système des visas d’entrée en Angleterre ne facilite pas les échanges et les contacts entre les hommes d’affaires des deux pays, ce qui semble être bien pris en compte par le Royaume-Uni à travers les mesures devant être prises à l’effet d’accorder plus de visas aux hommes d’affaires nationaux. Pour ce qui est de la lutte contre le terrorisme, A. Henderson a estimé que cette lutte est l’affaire et le grand souci du monde entier. Face à un parterre tout ouïe, il a réitéré la volonté de son pays de renforcer sa coopération avec l’Algérie en matière de sécurité et de défense. A. Henderson a conclu sa rencontre avec les opérateurs économiques de Annaba par un message révélateur de la volonté de son pays à un rapprochement plus sensible avec l’Algérie
L’autorail a mis le cap sur Sétif, dimanche dernier, à partir de Constantine, et fera la même chose en direction de Annaba, lundi dernier. « Nous sommes en train de faire les derniers réglages », nous dira un cheminot rencontré sur les quais. Mais, quant à la date effective du lancement de l’autorail, rien n’a filtré. Pourtant, que de satisfecit lors de la visite du wali à la SNTF à l’occasion de la réception de l’autorail le 27 mai dernier ! Ce même wali a exhorté les responsables à redoubler d’efforts « pour que l’autorail soit prêt pour la saison estivale, du moins entre Constantine, Annaba et Skikda », et ce afin que les estivants profitent de la grande bleue en empruntant un moyen de transport moderne. Cela devait se faire au plus tard à la fin du mois de juin dernier, du moins pour les villes côtières. Hélas, le mois de juin, étant à inscrire au passé, l’on reparlera de l’autorail, discrètement, au début du mois de juillet, puis c’est le silence radio . Au niveau des ateliers de Constantine, l’on nous a assuré que « le personnel adéquat a été formé il y a longtemps. Les essais ont été concluants. Si un problème se pose, il doit se situer au niveau des rails ».
Il faut savoir que l’état des rails, au niveau de l’est algérien, pose toujours problème, malgré des travaux de réfection pratiquement en non-stop. La wilaya de Bordj Bou Arréridj, et celle de Skikda étant les plus « atteintes », surtout au niveau du tunnel de Ramdane Djamel, il n’en demeure pas moins que les abords de Constantine, comme au niveau de Békira, restent de véritables freins, sans jeu de mots, pour qu’un train, fusse-t-il le nouvel autorail, puisse atteindre des pointes de vitesses respectables. Quand on sait que ce même autorail peut « grimper » jusqu’à 160 km/h sur des rails adéquats, l’on ne peut que rester sceptique par rapport à de telles performances. Au niveau de la direction régionale de Constantine, c’est le black-out total. Aucun cadre n’a pu nous renseigner sur les impondérables qui ont retardé la mise sur les…rails de l’autorail. « Nous avons des dizaines de cadres, mais personne ne veut prendre la responsabilité de donner le Ok pour la mise en service », nous dira-t-on, toujours au niveau des ateliers. Finalement, ce sera à la direction générale, à Alger, de nous informer que « des instructions fermes ont été données pour que l’autorail roule à partir du vendredi 25 juillet, uniquement vers Annaba, avec deux voyages en aller-retour par jour ». Malheureusement, la même direction se rétractera quelques heures plus tard pour préciser que « d’autres essais sont nécessaires avant la mise en circulation de l’autorail, et que de ce fait l’inauguration du 25 juillet est reportée à une date ultérieure ». Il faut néanmoins savoir aussi que pour les autres destinations de l’autorail, à savoir Sétif, Jijel, Skikda, Bordj Bou Arréridj, Biskra et Aïn Béïda, rien n’a filtré, car l’information récoltée auprès de la direction générale n’y fait aucune allusion.
Hier, Boudjemâa Slimani, directeur de l’éducation de la wilaya de Annaba, a été remercié. Selon des sources au fait de cette affaire, cette décision a été prise parce que le directeur de l’éducation a exclu délibérément une élève bachelière avec mention très bien, issue d’une école privée, de la liste des 81 lauréats programmés afin d’être honorés, et ce, malgré l’insistance de sa hiérarchie. Pis, ne voulant pas obtempérer à l’ordre du wali, le directeur de l’éducation a adopté un comportement à la limite de la décence en quittant, sur un air de colère, la salle avant la fin de la cérémonie de remise des cadeaux aux lauréats. Nos tentatives d’en savoir plus ont été vaines. « Le directeur est en mission à Alger », a répondu au téléphone son secrétaire. Notons qu’en matière de résultats du baccalauréat, Annaba a été classée cette année 37e sur les 48 wilayas.
El watan > 23/07/08 > M. F. G.
L'USM Annaba, qui a terminé parmi les cinq premiers du championnat national de division Une la saison écoulée, participera à la Ligue des champions arabe des clubs, a-t-on appris hier auprès de la FAF. L'USMAn a reçu une invitation de l'UAFA pour assister au tirage au sort de cette compétition, prévu le 16 août prochain à Agadir (Maroc). 
18000 visas d’entrée en Angleterre pour les Algériens sont prévus pour 2008, soit 5 000 de plus qu’en 2007, a révélé, hier, l’ambassadeur de Grande-Bretagne en Algérie à l’occasion d’une visite à Annaba.
M. Andrew Henderson a reconnu que le faible taux d’attribution de visa se dressait comme un obstacle au développement des échanges commerciaux et des contacts entre les hommes d’affaires des deux pays. Aussi, a-t-il indiqué que des mesures allaient être prises pour permettre de meilleures relations de partenariat. Sur un autre registre, le diplomate anglais n’a pas manqué de souligner que «l’Algérie et l’Angleterre ont souffert du terrorisme». En effet, au cours d’une rencontre avec les opérateurs économiques d’Annaba, de Guelma et d’El-Tarf au niveau de la Chambre de commerce et d’industrie Seybouse, M. Henderson a déclaré : «Aujourd’hui, l’Angleterre et l’Algérie travaillent ensemble pour lutter contre le terrorisme, à travers l’échange d’informations et de renseignements.»
L’Ambassadeur du Royaume-Uni, qualifiant l’Algérie de «beau pays», a fait remarquer que «l’image de l’Algérie était encore mal perçue en Angleterre», estimant qu’»il va falloir développer l’effort d’information pour améliorer cette image». Et de souligner, à ce titre, que «la presse a un rôle important à jouer». Concernant le volume des échanges commerciaux entre les deux pays, M. Henderson a rappelé qu’il a atteint les 5 milliards de dollars en 2007, estimant que cela restait «insuffisant». «Il faut améliorer les échanges pour atteindre un niveau appréciable (…). Il faut aussi œuvrer à développer un partenariat multiforme entre les deux pays», a affirmé le diplomate anglais avant de déclarer qu’il était «au diapason avec le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, quand il avait déclaré que «l’Algérie n’est pas la chasse gardée de la France». Lors de sa visite à Annaba, M. Henderson a visité l’université Badji-Mokhtar. A cette occasion, il s’est dit «impressionné» par le département de langue anglaise. A ce sujet, il a noté qu’il «fallait assister le ministère de l’Education». Enfin, selon le président de la Chambre de commerce et d’industrie Seybouse, «les échanges commerciaux entre les deux pays, malgré leur faiblesse, sont en train de croître d’année en année». L’Algérie a importé en 1997 pour 283 millions de dollars, passant à 551 millions de dollars en 2007. Elle a aussi exporté, hors hydrocarbures, pour 254 millions de dollars en 1997, pour atteindre 1,5 milliard de dollars en 2007. Malgré une croissance brute des échanges commerciaux relativement conséquente, il est à noter que cela demeure très faible par rapport au volume des transactions avec les autres pays européens tels que la France, l’Italie et l’Espagne. L’Algérie importe d’Angleterre des engins mécaniques, des produits pharmaceutiques, des matières plastiques, des produits agroalimentaires et des véhicules. Elle exporte vers ce pays les combustibles minéraux, des produits chimiques inorganiques, des fruits, des boissons, du liége et ses dérivés, ainsi que des phosphates à partir du port d’Annaba.
Le jeune indépendant > 22/07/08 > Nabil Chaoui