Abdelaziz Zaïdi (Chef de la station maritime principale des garde-côtes de Annaba)
« Nous nous sommes pleinement investis pour venir à bout de ce phénomène »
Vos services sont-ils assimilés à la police maritime ou à la marine nationale ?
Il faut d’abord savoir que la station maritime principale des garde-côtes de Annaba a été créée par décret exécutif n°96-350 du 19 octobre 1996. Elle est née du jumelage de trois institutions : la pêche, les transports et les garde-côtes (Défense nationale).
Pouvez-vous nous définir vos missions exactes en mer ?
Les préoccupations croissantes de sécurité en mer font que nos domaines d’intervention en mer ou en milieu portuaire sont multiples. Nos principales missions portent entre autres sur : l’administration des gens de mer, la tenue de la matricule des gens de mer et du registre algérien d’immatriculation des navires, l’application de la législation relative à la navigation maritime, à la pêche et aux douanes maritimes, l’exécution des règles concourant à la sauvegarde de la vie humaine en mer et à la protection de l’environnement marin et du domaine maritime public, l’application des dispositions de la loi sur la pêche et enfin l’inspection de tous navires qu’ils soient nationaux ou battant pavillon de toutes nationalités étrangères.
Avec la conjoncture économique actuelle, la fonction internationale du port est établie. La mer ou le port représentent des lieux de contrôle privilégiés. Le passage incessant de navires battant pavillon étranger représente une source permanente d’infractions et de conflits.
Quels sont les engagements internationaux auxquels a adhéré notre pays pour y faire face ?
Au plan international, la sécurité maritime est réglementée par diverses conventions dont notre pays est signataire. Il s’agit surtout de la Port States Control (convention internationale relative à l’Etat du port), Flag States Control (convention internationale relative à l’Etat du pavillon), Solas (convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer), Marl Pol Pollution (convention internationale pour la prévention contre la pollution par les navires), STCW (convention internationale relative aux normes de formation des gens de mer, délivrance de brevets et de veille) et SAR (convention internationale de recherches et sauvetage en mer).
Qu’en est-il du contrôle des navires de commerce sachant que cela nécessite un renforcement qualitatif en moyens humains ?
Nous disposons d’inspecteurs qualifiés qui effectuent le contrôle des navires de commerce à l’entrée et à la sortie du port, au large ou en rade. Mais il faut préciser que le contrôle n’est pas systématique pour tous les navires étrangers dans les ports algériens. Il y a des normes internationales à respecter en la matière, soit un minimum de 15% de navires de commerce étrangers à contrôler. Ce seuil a été fixé dans le cadre du mémorandum d’entente de la mer méditerranéenne signé à Malte en 2002. A Annaba par exemple, une moyenne d’une quarantaine de navires est mensuellement contrôlée. Avec cette moyenne, elle se classe en troisième position après Skikda et Béjaïa.
Eu égard aux inquiétantes proportions prises par le phénomène des harraga, surtout à Annaba, les plus hautes autorités du pays ont plus d’une fois été interpellées par les familles des auteurs de ces aventures souvent périlleuses.
Devrait-on s’attendre à ce que des mesures soient prises en haut lieu pour y remédier ?
Votre question est d’ordre politique et je ne suis pas habilité à me prononcer au nom de l’Etat. Tout ce que je peux vous dire, c’est que de notre côté, en tant que première et seule autorité en mer, d’importants efforts ont été consentis dans le but d’endiguer ce phénomène. Les services des garde-côtes ont mobilisé tous les moyens matériels et humains pour maîtriser la situation. Ils ont accentué leur présence en mer à travers des patrouilles 24h/24. Ces efforts ont commencé à porter leurs fruits puisque les tentatives à l’émigration clandestine se raréfient. Nous nous sommes pleinement investis pour venir à bout de ce phénomène.
El Watan > 14/04/08 > N. Benouaret
Hier, un policier de la brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ) de Berrahal a égaré son arme. Il était accompagné de 7 autres collègues lorsqu’il s’est arrêté vers 15h devant un restaurant populaire à la cité 11 Décembre pour déjeuner. C’est après être reparti qu’il s’est rendu compte qu’il a oublié sa kalachnikov déposée sur la table du restaurant. Et c’est la panique. D’autant plus qu’il n’a rien trouvé sur la table à son retour. En guise de réprimande, outre l’arrestation du policier « amnésique », les 7 autres ont été immédiatement désarmés. Même le personnel du restaurant a été entendu et arrêté. Immédiatement, une vaste opération de recherche a été déclenchée par les services de sécurité allant jusqu’aux placards des immeubles avoisinant le restaurant. Des barrages répartis sur les différents accès de la ville passent au peigne fin tous les automobilistes. A l’heure où nous mettons sous presse, l’arme est toujours dans la nature et le policier croupit dans les geôles des locaux de la sûreté de wilaya.
El Watan > 14/04/08 > M. F. G.
Dans la cité 400 logements à Berrahal, le jeune B.H., âgé de 30 ans, a tenté de se suicider en se jetant du 3e étage de l’immeuble où il habite avec ses parents. Le drame a eu lieu ce vendredi vers 19 h au moment où la famille préparait la célébration des fiançailles du jeune homme. Ce dernier, affirme-t-on, avait reçu, quelques instants avant son geste désespéré, un coup de fil de sa future femme lui annonçant son intention de rompre les fiançailles. Traumatisé par la nouvelle à laquelle il ne s’attendait pas, il prendra alors la décision de mettre fin à ses jours. Sérieusement atteint, le jeune homme sera aussitôt évacué vers les urgences du CHU Ibn Rochd. Si toutefois ses jours ne seraient pas en danger, ses deux reins, selon les médecins, ont par contre été gravement endommagés. Notons que c’est sa seconde tentative de suicide en l’espace de deux jours.
El Watan > 14/04/08 > R. A. I.
Un stage de formation, tenu à Annaba, a profité aux représentants d’une cinquantaine d’associations de l’Est.
Trois contrats pour le financement de projets d’investissement entrant dans la lutte contre la pauvreté ont été signés, la semaine écoulée, entre les associations qui en sont bénéficiaires et la cellule de proximité de l’est algérien relevant de l’agence de développement social (ADS), dont le siège régional est implanté à Annaba. Ce financement, qui se fera avec le concours de l’Union européenne (UE), va permettre aux associations ciblées de lancer des activités dans leurs régions, lesquelles ont été longtemps tenues en marge du développement, accusant, de ce fait, des déficits énormes dans tous les domaines socioéconomiques et culturels, d’où le choix porté sur elles par le programme de coopération avec l’UE. Les projets retenus à la faveur de la signature des trois contrats concernent la création d’une école à l’intention des sourds-muets dans la wilaya d’El Oued, et le développement d’activités artisanales (tapisserie, art culinaire et confiserie traditionnels) dans les wilayas de Khenchela et Skikda, où la femme rurale aura ainsi la possibilité de mettre en valeur son savoir-faire, et d’avoir en même temps un revenu durable pour subvenir aux besoins de sa famille. L’UE avait prévu, dans le cadre de son accord avec l’Algérie, 11 millions d’euros pour le financement de la création de microentreprises et de cycles de formation au profit des associations porteuses de projets. A propos de la formation, il convient de rappeler qu’en novembre dernier, des représentants d’une cinquantaine d’associations de 17 wilayas de l’est du pays avaient suivi, pendant cinq jours à Annaba, un stage d’apprentissage consacré à l’explication des méthodes de gestion des projets, sous l’égide de l’agence de développement social (ADS), en coopération et avec l’appui de l’UE. L’objectif du stage, troisième du genre après ceux d’Alger et d’Oran, et avant-dernier de celui de Bejaïa, tenu en décembre dernier, était de préparer les associations à bien élaborer les projets qu’elles souhaitent soumettre à la direction du projet ONG 2 d’appui aux associations algériennes de développement consacré par une convention signée entre le ministère de la solidarité nationale et l’UE. Cette session de formation a pour but justement de renforcer les compétences des membres des associations, et notamment de les aider à élaborer et à formuler leurs projets de développement et à soutenir leurs efforts dans la recherche des sources de financement. Le projet ONG 2, en collaboration avec l’unité d’appui de l’UE, constituée d’experts algériens et étrangers, d’animateurs régionaux dans 48 wilayas, déploie une activité d’information et de sensibilisation en direction des associations de la société civile à travers tout le territoire national, afin de les encourager à initier et à soumettre des projets d’intérêt général et de développement durable, susceptibles de bénéficier de financements qui les aideraient à les lancer.
El Watan > 14/04/08 > T. G.
Le nombre de personnes nécessiteuses et handicapées est en nette augmentation d’année en année.
Leur protection sociale exige davantage d’efforts de la part des pouvoirs publics. Il a été recensé, en 2007, plus de 14 000 personnes relevant de cette frange de la société. Plus de 10 000 d’entre elles ont bénéficié de la prime forfaitaire de solidarité, 3 460 de la prime des activités d’utilité générale, 5 887 de la prime de handicapé à 100%, etc. Par ailleurs, les services de la direction de l’action sociale (DAS) ont distribué, au titre du même exercice, 6 586 cartes de gratuité des soins pour les malades chroniques, et 1 553 autres pour les nécessiteux non inscrits au niveau de la caisse nationale d’assurance sociale (CNAS). En ce qui concerne le filet social, autre dispositif de solidarité, il a été enregistré, durant la même année, l’inscription de 60 opérations par l’agence de développement social (ADS), en plus de la réalisation de 60 autres dans divers secteurs d’activité, pour un montant global de près de 43 MDA (millions), ayant généré 488 emplois. Toutes ces opérations, qui ont ciblé l’ensemble des communes de la wilaya, ont concerné l’entretien des réseaux d’assainissement, l’enlèvement des ordures ménagères ou autres déchets, le curage et l’équilibrage des oueds, et le nettoyage des plages.
El Watan > 14/04/08 > Tewfiq G.
Vingt et une unités de dépistage et de suivi (UDS) sont opérationnelles dans le secteur de l’éducation. Encadrées par 24 médecins, 33 chirurgiens dentistes et 14 psychologues, ces unités ont couvert, en 2007, un taux de 99, 46 des élèves. Elles ont également réalisé, durant la même période, des proportions de couverture atteignant presque les 100%, en ce qui concerne la vaccination contre de diphtérie, le tétanos, la coqueluche et l’antirabique. Notons que ce même secteur accueille 128 866 élèves, répartis entre 60 653 élèves du cycle primaire, 43 644 du moyen et 20 569 du secondaire, pour un total de 321 établissements scolaires dont 33 lycées.
El Watan > 14/04/08 > R. A. I.
Une enveloppe de 8,8 milliards de dinars a été octroyée à la wilaya de Annaba au titre du programme quinquennal 2005-2009 pour le financement d’opérations relatives à l’amélioration urbaine.
Il s’agit-là d’un début de réponse à la situation de dégradation et de détérioration du cadre de vie dans pratiquement l’ensemble des communes de la wilaya. De ce montant, la commune de Annaba a bénéficié de 1,8 milliard de dinars, suivie de celle d’El Bouni avec 1,3 milliard de dinars, le reste est réparti entre les 10 communes. Outre la rénovation des trottoirs, les opérations programmées à ce titre concernent la maintenance et le bitumage des routes et la réfection des réseaux d’éclairage public. Les opérations relatives à l’amélioration urbaine seront accompagnées de la réalisation des études d’aménagement et d’urbanisme et de plans d’occupation du sol (POS), ainsi que par l’intensification du contrôle, pour ce qui est des chantiers relatifs aux constructions. A propos de ce dernier point, il a été enregistré, en 2007, près de 180 cas de construction sans autorisation, et 23 autres de non-respect des normes d’habitation.
El Watan > 14/04/08 > T. G.
Un octogénaire, le nommé M.Khemissi, a été mortellement blessé ce jeudi vers 16 h par un camion gros tonnage à l’intérieur de Berrahal. Le conducteur du poids lourd effectuait une manœuvre de marche arrière, lorsqu’il heurtera violemment le vieillard, qui décèdera quelque temps après son évacuation à l’hôpital. D’aucuns mettent à l’index cette nouvelle génération de conducteurs qui font fi des règles du code de la route, endeuillant chaque semaine de nombreuses familles.
El Watan > 14/04/08 > R. A. I.
Des quartiers et cités de Annaba et El Bouni ressemblent à des douars de l’époque coloniale.
Des lotissements, datant de plusieurs années, ne sont toujours pas viables. En période hivernale, boue et gadoue sont le quotidien auquel ne peuvent échapper les habitants et surtout les écoliers. C’est le cas du lotissement Djemmadi de la cité Zaâfrania, où les rues n’ont jamais été bitumées malgré les nombreux appels des habitants adressés à la commune. Pis encore, à quelques mètres, la rue en face du lycée Abou Marouane est dans un état plus que lamentable, et les flaques d’eau font partie d’un décor désolant. A El Bouni, les locataires des 450 logements consomment de l’eau potable provenant de conduites qui voisinent dangereusement avec celles, éclatées, des eaux usées. Il est à signaler que les odeurs nauséabondes et autres moustiques caractérisent désormais ces quartiers et ces cités.
El Watan > 14/04/08 > L. A.
En termes d’environnement portuaire méditerranéen, les universités euromaghrébines regroupées en une Coopération euro-maghreb des universités en réseau (Cemur) veulent bâtir une coopération durable et réciproque.
C’est ce qui se dégage essentiellement de la rencontre entamée hier et qui se poursuit aujourd’hui à l’hôtel Seybouse International de Annaba sur le thème : «L’environnement portuaire méditerranéen : quels besoins en formation et recherche ?». Les communications et les débats ont été axés, entre autres, sur la présentation du réseau Cemur et des formations en génie logistique, interface ville/port avec une démarche orientée sur le développement durable, les technologies de l’information et de la communication ainsi que le transport. Différentes universités de France, du Maroc, de Tunisie et d’Algérie étaient représentées par leur recteur respectif dont le Dr Mohamed-Tayeb Laskri de l’université Badji- Mokhtar d’Annaba (UBMA). Y participaient également des acteurs dans l’environnement portuaire, représentants d’entreprises commerciales et industrielles, financiers, bureaux d’étude et instituts de recherche. La manifestation officiellement ouverte par M. Brahim Benghayou, wali d’Annaba est organisée par l’université Badji- Mokhtar. Elle a permis aux membres de la Cemur reconnue comme étant un réseau de compétences par les instances internationales telles que l’Agence universitaire de la francophonie, l’Union européenne et la Banque mondiale, de consolider leur ambition de représenter le cadre idéal de rencontres et de débats euromaghrébins. Des interrogations portant essentiellement sur la véritable nature du partenariat université/port ont été posées. Tout autant que la capacité réelle des gestionnaires et chercheurs à participer à une clarification de l’environnement portuaire et les moyens à mettre en œuvre pour favoriser l’épanouissement d’une coopération participative des chercheurs dans ce domaine. Parallèlement à ce débat de fond, la Cemur Annaba 2008, animé par des universitaires euromaghrébins, a procédé à un examen exhaustif de ses activités courant 2007. Il ressort en substance des diverses interventions enregistrées lors des débats sur l’environnement portuaire que beaucoup de choses restent à faire. L’ouverture sur l’ensemble des universités de la Méditerranée, une autre ambition affichée par la coopération universitaire en réseau, a achoppé sur l’opposition de plusieurs membres. La création d’un campus logistique, celle d’un master et de licence génie logistique à Annaba, Constantine (Algérie) et Nouakchott (Mauritanie) et de recherche en sciences de transport et logistique en Tunisie forment les perspectives à concrétiser à court terme par cette coopération. La candidature du Dr Mohamed-Tayeb Laskri, recteur de l’UBMA à la présidence de la Cemur a été favorablement accueillie par la majorité des membres quelques heures avant que ne se tienne, hier, l’assemblée générale sous la présidence de Ramah, président de l’université de Monastir (Tunisie) et président en exercice de Cemur.
Le soir d'Algerie > 13/04/08 > A. Djabali