Bonne nouvelle pour les automobilistes de la commune de Annaba. Une société italienne, spécialisée dans les travaux publics et les œuvres d’art, a, depuis hier, mobilisé plusieurs équipes de jeunes étudiants pour interroger les automobilistes usagers du rond-point du Pont Blanc. Le but en est d’étudier la possibilité de réaliser un tunnel au niveau de ce point noir de la circulation routière, lequel devrait s’étaler jusqu’au deuxième rond-point jouxtant le CHU Ibn Rochd. Munis de questionnaires, ces jeunes demandent à connaître les fréquences horaires quotidiennes de passage en nombre des automobilistes par ce rond-point, et les désagréments causés par les interminables embouteillages, notamment aux heures de pointe. D’autres équipes ont été affectées dans le même objectif au rond-point du CHU Ibn Rochd. Cette initiative a été accueillie avec une grande satisfaction par les habitués de ce rond-point, qui espèrent qu’ avec la réalisation de cet ouvrage d’art, la circulation routière sera plus fluide.
El Watan > 08/04/08 > N. B.
Le marché relatif à l’étude de l’aménagement du lac de Fetzara, dépression située entre les communes de Chorfa, El Eulma et Berrahal, au Sud-ouest du chef-lieu de wilaya, a été attribué provisoirement à un cabinet espagnol.
Ce dernier a été retenu après l’examen des propositions émanant de soumissionnaires ayant participé à l’appel d’offres national et international restreint portant sur la réalisation de l’étude d’aménagement intégré du lac Fetzara dans le but de protéger les localités et les terres agricoles. Le montant du marché s’élève à plus de 43, 5 MDA (millions), dont plus de 228 000 euros. Signalons par ailleurs qu’une opération de mise en valeur des terres périphériques au lac Fetzara a été effectuée durant la dernière décennie. En outre, 330 MDA y ont été injectés sans donner de résultats probants du fait que les terres attribuées dans le cadre de la concession sont à longueur d’année submergées par les eaux de pluie, empêchant toute activité agricole en temps opportun. Ce lac, classé zone humide, a été de tout temps une région de transhumance pour les éleveurs de l’arrière-pays, surtout durant la période coloniale, affirment des riverains qui pensent que « les terres qui l’entourent peuvent être mises à profit pour développer la production animale et laitière ».
El Watan > 08/04/08 > T. G.
Trente et une infractions à l’activité de la pêche ont été enregistrées en 2007, dont 22 ont trait à la pêche illicite en zone interdite. Les autres infractions concernent les produits de pêche non autorisés à la commercialisation en raison de leur volume.
Les contrevenants, dont le nombre est en hausse par rapport à celui de 2006, devront répondre de leurs délits devant la justice conformément aux textes régissant l’activité de la pêche. Par ailleurs, les 455 embarcations, dont 38 chalutiers, 119 sardiniers et 293 petits métiers ont réalisé une production de 8 676 t de poisson, toutes espèces confondues, soit une légère baisse de 4,12 % par rapport à 2006. En outre, 114 t de crustacés, fraîs et congelés, et de mollusques ont été exportés.
El Watan > 08/04/08 > T. G.
La municipalité de Annaba aura-t-elle suffisamment de temps pour mieux préparer la prochaine saison estivale ? Rien n’est moins sûr, lorsqu’on sait que les préoccupations de la cité sont à la fois multiples et difficiles à prendre en charge en seulement deux mois.
C’est dire que la commission municipale, installée au début du mois d’avril, et à laquelle a été confiée la préparation de la saison, qui ne s’annonce pas de tout repos, a du pain sur la planche. Par quoi va-t-elle commencer, tant la ville du jujube a besoin d’être plus agréable et accueillante, et par la même occasion, de réhabiliter son image d’antan, qui lui aura valu le surnom de « La Coquette ». Ses sites paradisiaques et ses magnifiques plages, qui partent de la Grenouillère en passant par El Katara, puis Rezgui Rachid (ex-Saint-Cloud) et Rizi Amor (ex-Chapuis), vers la Caroube et la Grande Bleue, pour aboutir à Aïn Achir et Oued Begrat, ne laissent pas indifférent. De même que son Cours de la Révolution, place emblématique, majestueuse et splendide, qui constitue un passage obligé pour les visiteurs et les vacanciers en direction de la côte. Aujourd’hui, Annaba a énormément perdu de son standing, à telle enseigne que certains de ses habitants n’hésitent pas à la qualifier de grand bourg mal géré. En dépit des initiatives prises par les APC qui se sont succédé, le paysage urbain n’a pas changé d’un iota. Pis encore, l’environnement a connu une nette dégradation avec la prolifération du commerce informel, la détérioration des routes, la défectuosité des réseaux d’éclairage public, les fuites d’eau, l’absence d’hygiène, et la prolifération des moustiques. Les préparatifs qui viennent d’être entamés sous la conduite d’une commission installée à cet effet, en prévision de la saison estivale 2008, seront-ils à la hauteur de l’espoir de ses habitants, lesquels assistent, impuissants, à la mort lente de leur cité ? En tous cas, la feuille de route élaborée dans ce cadre, répertorie l’ensemble des axes de travail, ciblant principalement l’hygiène du milieu ambiant, des plages et des entrées de la ville. Des opérations de ravalement et d’embellissement des cités et places publiques ont été également programmées dans le but de rendre plus attrayante la ville, qui se distingue déjà par son paysage et ses magnifiques plages, dont celles de Rezgui Rachid et Rizi Amor, qui se transforment en été en véritable ruche, pour le grand bonheur des estivants. Des travaux de réfection des réseaux d’éclairage public, notamment au niveau des endroits les plus fréquentés, ainsi que le bitumage des routes menant vers les plages, font également partie de ce programme. Dans l’optique de donner plus d’efficacité aux préparatifs relatifs à cette prochaine saison estivale, il a été fait appel à tous les services de l’APC pour déterminer les actions à entreprendre, susceptibles de réunir toutes les conditions favorables au séjour des vacanciers. Ainsi, plus de 3 millions d’estivants ont été enregistrés l’été dernier dans la wilaya, soit une légère hausse par rapport à 2006, selon un décompte effectué par les services de l’administration.
El Watan > 08/04/08 > Tewfiq G.
La Sonelgaz vient d’entreprendre d’importants travaux de réfection du réseau électrique à Chétaïbi.
Plusieurs quartiers sont ciblés, dont la Fontaine romaine, la cité rurale, la zone portuaire, la cité Safsaf et le quartier Martin, où une importante chute de tension a provoqué des désagréments aux habitants. En effet, leurs appareils et équipements électroménagers ne fonctionnaient plus à cause de cela. L’opération de réfection dont il est question consiste au remplacement des anciens câbles par de nouveaux, à l’effet de renforcer l’énergie électrique et pouvoir ainsi faire face au problème de chute de tension. La Sonelgaz a également entamé l’installation de pylônes électriques tout au long de la route, allant vers la baie Ouest, soit sur une distance s’étalant sur près de 3 km. Cette initiative est la bienvenue, quand on sait que cette baie est appelée à accueillir d’importants projets touristiques. En effet, il est prévu d’y construire des hôtels d’envergure internationale dans le cadre du partenariat avec des investisseurs étrangers. Il faut dire que depuis les émeutes d’octobre 2007, qui avaient ébranlé la commune de Chétaïbi, l’alimentation en énergie électrique de la ville et des mechtas avoisinantes a connu une sensible amélioration. Un service technique a, depuis, été mis en place pour intervenir aussitôt qu’une coupure d’électricité est signalée.
El Watan > 08/04/08 > M. A.
Dix-huit opérations sont prévues pour la réalisation d’infrastructures au profit des services de sûreté de wilaya.
D’un montant global de plus de 1,2 milliard de dinars, celles-ci prévoient 5 sièges de sûreté urbaine intra et extra- muros dans les cités Rym et Oued Forcha (Annaba), Saroual (Kherraza) et Aïn Berda, en plus d’un célibatorium au niveau de cette dernière. Des mesures ont été prises également pour lancer pas moins de onze projets, dont des bases de vie pour la police des frontières terrestres et maritimes, des sièges pour celle judiciaire et maritime, un service régional pour la lutte contre la toxicomanie à El Hadjar, 10 logements de fonction, etc. Ces infrastructures en perspective s’ajouteront, par ailleurs, aux 14 projets qui ont été lancés durant le mois de mars dernier au niveau de la municipalité de Annaba. La première, la plus importante, concerne le parachèvement des travaux de réhabilitation de la gare routière de Sidi Brahim, pour laquelle il a été réservé un montant de 22 MDA (millions). L’objectif est de rendre cette infrastructure de transport, qui a connu une détérioration avancée, plus attrayante à la faveur de la mise en place de commodités et autres actions d’embellissement. Les autres opérations, inscrites à l’actif de la direction des travaux et de maintenance, ont trait à la prise en charge du problème de l’étanchéité qui se pose au niveau des diverses infrastructures gérées par la commune. En outre, la réfection et l’entretien d’établissements éducatifs figurent en bonne place dans ce programme de travail, tout comme les terrains de sport et le jardin d’enfants de la place Houria.
El Watan > 08/04/08 > T. G.
La problématique de l'emploi restera posée en partie, tant que les investissements continuent à faire défaut. Et ce ne sont pas les solutions de bricolage ou de replâtrage, mises en œuvre depuis des années, qui vont répondre à des besoins de plus en plus croissants.
Les dispositifs de soutien de l'État à l'emploi, dans le cadre de la caisse nationale d'assurance chômage (CNAC) et des agences nationales de gestion des microcrédits et de soutien à l'emploi des jeunes (Angem/Ansej) ont connu leurs limites à cause des hésitations et réticences des banques publiques quant au financement des projets de création de microentreprises par les chômeurs, notamment des diplômés des universités et autres centres de formation. Les pouvoirs publics laissent entendre, quant à eux, que la situation de l'emploi a marqué un léger mieux en 2007, où il a été enregistré, selon les statistiques livrées lors d'une récente session ordinaire de l'assemblée populaire de wilaya (APW), la création de près de 61 000 emplois, dont plus de 13 000 permanents contre près de 44 000 avec près de 15 000 postes de travail permanents en 2006. Une appréciation qui ne semble pas être partagée par des élus, dont le député Mohamed-Salah Bouchereb, qui vient de transmettre par écrit une question au ministre de la Solidarité nationale et de l'Emploi, à travers laquelle il interpelle celui-ci sur l'avenir des jeunes sans emploi, de plus en plus nombreux d'année en année. Le chômage a pris une ampleur, à telle enseigne que les jeunes n'hésitent plus à faire valoir leur droit à l'emploi, fait-il remarquer, en citant les manifestations qui ont eu lieu devant les sièges d'Arcelor Mittal (ex-complexe sidérurgique d'El Hadjar), de Fertial, (ex-Asmidal) et dans certaines zones industrielles, pour demander de l'embauche. Des centaines de jeunes universitaires viennent chaque année grossir les rangs des chômeurs dans une région qualifiée de capitale économique de l'est algérien, a-t-il par ailleurs noté, avant de faire observer que le quota des contrats de pré-emploi (CPE), attribué à la wilaya, ne couvre que 20 % de la demande. Ce qui a engendré une forte pression sur la direction de l'emploi et un malaise chez les jeunes, qui doivent encore attendre longtemps pour accéder à un hypothétique emploi. La fuite en avant des grandes entreprises, peu soucieuses du renouvellement de la force de travail après le départ de certains salariés à la retraite pour raisons économiques (réduction des charges du personnel), complique la problématique de l'emploi, estime le député qui demande au ministre de l'éclairer sur les critères servant à la détermination et la fixation des quotas de CPE à travers les wilayas du pays. Les spécificités de certaines wilayas, y compris celle de Annaba, exigent des compléments en contrats de pré-emploi du fait que le chômage se pose avec une acuité particulière, soutient-il. Et d'avertir que le chômage est synonyme de criminalité, d'émigration clandestine (harraga), de drogue et d'autres maux sociaux.
La dégradation du réseau routier de la commune de Annaba demeure la préoccupation majeure des autorités locales.
Certes, la vétusté des conduits souterrains, nécessitant des travaux de réfection à répétition, et les nouvelles constructions pullulant à travers la ville, posent le problème de raccordement aux différents réseaux. D'où les interminables chantiers routiers à l'origine des déformations de la chaussée. Devant cette désagréable situation, une décision a été prise par les autorités locales, portant sur la rénovation d'une partie du tissu routier, soit environ 44 sur les 600 km que compte la commune. D'un montant global de 440 MDA (millions), cette enveloppe sera répartie entre deux entreprises qui partageront le projet. Par ailleurs, 230 MDA seront versés à l'entreprise publique Batigec, et le reste à une entreprise privée. Cette opération s'inscrit dans le cadre du programme sectoriel de wilaya, et le maître d'ouvrage est la direction de l'urbanisme et de la construction (DUC). La première étape concernera les routes de Didouche Mourad, Oued Eddheb, Kouba, Menadia, Kaâbar Adra, El Rym, Zaäfrania, des Orangers, Seybouse, 8 Mars, et El Abtal. Même celles de la nouvelle cité AADL El Hattab, très fréquentées par les automobilistes, seront prises en charge. En plus de cela, il y a la rénovation des routes des cités Val-Mascort, Sidi Aïssa, et du lotissement 18 Mai, selon le programme du plan communal de développement (PCD), inscrit sur le budget de l'année 2007, d'un montant de 30 MDA pour une distance de 4km, et ce après le lancement du deuxième appel d'offres (le premier étant infructueux). Enfin, il reste à déterminer le sort des propositions faites par la commune concernant la réfection des routes de la cité de Oued Forcha II, l'axe principal de Beni M'haffer, les rues Ben Ouhiba et Hamitouche, sur une distance de 5km pour un montant de 40 MDA. Signalons que cette opération figure sur le plan communal de développement. L'entame de ces travaux se fera dès que les conditions météorologiques le permettront, et ceux de l'assainissement et d'alimentation en eau potable terminés.
Avec les grands projets structurants en cours, la wilaya de Annaba s'inscrit assurément dans la prospective. Leur impact sur la re-dynamisation de l'économie locale, voire régionale, ainsi que sur la création de l'emploi est évident.
On peut notamment citer le projet de l'autoroute Est/ouest qui traverse le territoire de la wilaya sur plus de 26 km ; cela, outre la réalisation de nombreux ouvrages d'art comportant 2 bretelles ainsi que le dédoublement de la RN21, s'étendant de la ville d'El Hadjar aux limites de la wilaya de Guelma. Dans ce contexte, la wilaya a procédé aux opérations d'expropriation, conformément à la loi, et mis à la disposition de l'entreprise en charge des travaux un terrain pour accueillir la base de vie. L'autre projet structurant, consistant en la réalisation d'une nouvelle aérogare, donnera une autre dimension à l'infrastructure existante. L'inscription d'un nouveau parking permettra une meilleure fonctionnalité de l'aéroport, et l'apport de l'ouvrage d'art à double voie sur près de 2 km, dans la prise en charge du goulot d'étranglement causé par la saturation du pont « Y », n'est pas à démontrer. La wilaya de Annaba a également inscrit le projet d'un nouveau port pour hisser le secteur de la pêche au niveau de la tendance mondiale et permettre au port commercial de se consacrer à sa vocation de base. Un autre projet, et non de moindre envergure, consiste en la réalisation d'une double voie et la modernisation de la ligne ferroviaire Annaba-Ramdane Djamel dans la wilaya de Skikda sur 96 km. Le projet, qui entre dans le cadre du programme national de modernisation de la rocade Annaba-Alger-Oran, au titre du programme complémentaire de soutien à la croissance économique, sera, si tout se déroule bien, livré au cours du 3ème trimestre 2009, ce qui permettra d'améliorer considérablement les performances du chemin de fer. Les projets du tramway et la réhabilitation du téléphérique, dont les travaux avancent à un rythme appréciable, participeront par une solution de fond à la problématique du transport, livré à l'anarchie depuis son ouverture au privé.
Toute la ville parle de ce scanner qui fait la fierté de l'hôpital mais qui fonctionne selon les humeurs des uns et les beaux yeux des autres.
Début novembre 2007, le ministre de la Santé, de Population et de la Réforme hospitalière Amar Tou visitait l'hôpital d'El Kala où on n'était pas peu fier de lui montrer la nouvelle bâtisse qui doit abriter les laboratoires à l'étage et la radiologie au rez-de-chaussée où trônait le clou de la visite : le scanner de 4 milliards. La bâtisse n'a pas été réceptionnée pour des questions de vices de construction ; toutefois, nécessité oblige, on a mis en route le scanner. « Mais s'il fonctionne, il ne marche pas », nous dit avec une pointe d'ironie un patient convoqué pour un examen et renvoyé dans ses foyers sans le passer pour cause de panne impromptue. En fait, ce n'est que plusieurs semaines après le passage du ministre que le scanner est mis en route. Il fallait trouver un radiologue qu'on a fini par dénicher à El Tarf mais qui ne peut se déplacer que les samedis et uniquement pour les malades de l'hôpital. Lorsqu'il y a une urgence, les patients sont orientés vers les cliniques privées de Annaba. Samedi dernier, il s'est passé une chose assez curieuse. Des patients ont été convoqués pour un examen, mais, lorsqu'ils se sont présentés, on leur a appris que la séance du jour était annulée pour cause de panne. Déjà ! Du matériel tout neuf qui n'a pas « tourné l'année » pour reprendre une expression populaire. On a rechigné un peu, on s'est plaint à droite, à gauche et même en haut. « On va régler cela dans la semaine », les a-t-on assurés. Seulement, une fois que tout ce petit monde a tourné les talons, une de ces agitations que vous connaissez certainement pour l'avoir observée s'est emparée brusquement de la direction de l'hôpital et du service de radiologie. Miraculeusement, le radiologue est apparu et le scanner s'est remis en route. Pour qui ? Un proche du chef de daïra, spécialement recommandé et qui a eu droit à une séance exclusive. Morale de l'histoire : à l'hôpital, les petits soins font les grandes interventions.