Un Colloque national lui est réservé. « Amokrane choua’ra» (le grand des poètes), Si Mohand U M’hand était à l’honneur en cette fin de semaine à Annaba. En effet, un colloque national lui a été consacré au Palais de la culture Mohamed-Boudiaf de la ville d’Annaba. Des hommes de culture, des chercheurs, des enseignants universitaires représentant de nombreuses facultés du pays et des officiels ont pris part à cet hommage pour un homme qui a marqué la poésie populaire algérienne de son empreinte.
Un cadre central du ministère de la Culture, institution qui a pris l’initiative d’organiser cette rencontre en collaboration avec la Direction locale de la culture, a estimé, à l’ouverture de cette manifestation, que le choix de la ville d’Annaba pour abriter ce colloque n’est pas fortuit. Il révèle, a-t-il souligné, la place privilégiée qu’avait réservée le poète à l’ancienne Bône, particulièrement à l’hospitalité de ses habitants, et qui s’est traduite par plusieurs de ses poèmes dédiés à cette région de l’Algérie sous occupation française durant les dernières décennies du XIXe siècle. Le Rebelle, qui sillonnait à l’époque les villes et villages du pays et même des contrées du Maghreb à pied, a été contraint à l’exil ainsi que sa famille par le colonisateur qui a assassiné des milliers d’Algériens, dont le père de Si M’hand, et détruit des villages entiers de la Kabylie, au même titre que ceux du reste du pays, chassant leurs habitants et s’appropriant leurs biens. Les poèmes de Si M’hand, stigmatisant l’ordre colonial abject, constituent un haut fait de poésie comme il y a de hauts faits d’armes. Ils décrivent avec force, les répressions, terreurs, tortures, liquidations, fusillades, massacres, pendaisons et autres enfumades qu’a eu à endurer son peuple. Ces méfaits, rendant la situation sociale de ses concitoyens intenable, ont été dénoncés par le barde dans des vers spontanés d’une sensibilité remarquable, ayant traversé le temps et qui font aujourd’hui encore le bonheur des puristes du verbe noble. Ces vers portent la marque de ses souffrances et son errance depuis qu’il était tout jeune. Ils racontent son passé où s’emmêlent les souvenirs d’enfance et la tradition orale. Certains de ses vers sont devenus proverbes populaires utilisés même de nos jours. A signaler qu’une soirée artistique animée par des chanteurs des genres kabyle, chaoui et chaâbi a clôturé, jeudi soir au théâtre régional Azzedine-Medjoubi d’Annaba ce colloque dont l’organisation doit devenir une tradition, selon le vœu de tous les présents.
Le soir d'Algérie > 29/03/08 > Mohamed Ali Khellaf
Au cours d'une réunion tenue au siège de la Tabacoop, le président de l'USMAn Aïssa Menadi a, dans une longue déclaration, appelé la famille sportive à se mobiliser autour de l'équipe qui se trouve dans une bonne dynamique, «la Coupe d'Algérie reste un bon challenge pour nous. En cas de victoire, chaque joueur percevra 100 millions de centimes», a déclaré Menadi aux joueurs présents à la cérémonie. Et d'enchaîner, «les jeunes qui sont qualifiés ne seront pas en reste, et vont percevoir 1 million de centimes pour leur qualification en huitièmes de finale».
En abordant le volet technique, Menadi a rassuré tout le monde en indiquant que, « quoi qu'il arrive, Amrani sera maintenu à la barre technique du club », faisant allusion aux déstabilisateurs. Prenant ensuite la parole tour à tour, Amrani et Meribout ont exhorté les joueurs, les supporters et lesencadreurs à rester mobilisés autour de l'USMAn, avant que Bouyaya, Menadi et Kouadria remettent les tableaux d'honneur aux invités sous les applaudissements nourris de l'assistance.
Le quotidien d'Oran > 27/03/08 > Tayeb Zgaoula
La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) a le plaisir d’informer son aimable clientèle de la reprise, le 25 mars 2008, du trafic commercial voyageurs entre Alger et Annaba en optant pour un mode de transport combiné (par route entre Bouira et Alger et par rail entre Bouira et Annaba).
Cette mesure, rappelons-le, a été décidée suite à la rupture de la circulation des trains entre Béni Amrane et Lakhdaria depuis le 28 février 2008.
Les heures de départ et d’arrivée Sur la rotation Alger-Annaba :
1- Sur le tronçon alger-bouira par bus
Départ d’Alger à 6h35
Arrivée à Bouira 8h40
2- Sur le tronçon Bouira-Annaba par train
Départ de Bouira à 9h
Arrivée à Annaba à 15h25
Sur la rotation Annaba-Alger :
1- Sur le tronçon Annaba-Bouira par train
Départ d’Annaba à 6h45
Arrivée à Bouira 13h10
Sur la rotation Alger-Annaba :
1-Sur le tronçon Bouira-Alger par bus
Départ de Bouira à 13h30
Arrivée à Alger à 15h30
Liberté > 27/03/08
Le staff dirigeant de l'Union sportive Madinet Annaba (USMAn) a organisé, hier après-midi au siège du club, sise Tabaccop, une réception en l'honneur de l'ex-président de la formation bônoise, Abdennour Meribout, qui était emprisonné avec M. Nedjoua, l'un de ses proches collaborateurs, sous la présomption de détournement de deniers publics.
Pour rappel, après une détention préventive de six mois environ et deux procès jugés par le tribunal criminel près la cour de justice de Annaba, les deux responsables qui occupaient respectivement les fonctions de président et de secrétaire général du club ont été libérés lundi dernier.
Outre, les joueurs, les encadreurs et les membres du bureau de l'association, de nombreux supporters de l'USMAn ont tenu à être présents et surtout témoigner, à l'occasion, leur reconnaissance à un homme qui a consacré beaucoup de temps au sport en général et a su donner le meilleur de lui-même pour redorer le blason de l'équipe fétiche de la Coquette.
Liberté > 27/03/08 > B. BADIS
Il a chanté cette ville dans ses poèmes.
Un colloque national en hommage au poète Si Mohand U M’hand a été ouvert, hier, au palais des arts et de la culture Mohamed-Boudiaf à Annaba, en présence d’hommes de culture, de chercheurs et d’enseignants universitaires. Intervenant lors de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre, le représentant du ministre de la Culture, M. Hachi Slimane, a souligné d’emblée que “rendre hommage au grand poète Si Mohand UM’hand est une démarche pour réhabiliter notre histoire et notre culture”. “Le poète Si Mohand UM’hand, qui aimait voyager, cherchait la profondeur de l’histoire dans l’ampleur de la géographie”,a encore ajouté M.Hachi qui a fait remarquer que “parmi les villes d’Algérie et du Maghreb que cet homme a visitées, Bouna (Annaba) occupait en lui une place de choix’’.
Si Mohand U M’hand lui a consacré d’ailleurs des poèmes dans lesquels il rendait un hommage à ses habitants pour leur hospitalité.
Liberté > 27/03/08 > Radar
Les éléments de la section de recherches de la Gendarmerie nationale (GN) relevant de la wilaya de Annaba ont réussi, une fois encore, à saisir une quantité de 10 kilogrammes et huit cents grammes de mercure blanc. Agissant sur renseignements et en vertu d’un mandat de perquisition, cette section des brigadiers verts ont interpellé une personne.
Une quantité de 30,8 grammes de cette substance a été saisie dans son domicile, sis à la commune d’El Bouni. L’enquête se poursuit, faut-il le préciser, en vertu d’une autorisation d’extension de compétence. Les gendarmes de la dite unité ont interpellé le fournisseur des 10 kilos de mercure blanc.
L'expression > 27/03/08 > R.N
La brigade de recherche du groupement de la Gendarmerie nationale de Annaba vient de remonter un réseau de trafiquants de drogue, composé de quatre individus, tous originaires de Annaba, et de saisir 24 kilogrammes de kif traité.
Cette saisie a été effectuée au niveau d’un parking d’une cité de la Coquette, à savoir Oued Forcha, précisent nos sources, qui indiquent que la tête pensante du réseau en question actuellement en fuite a été identifiée et est activement recherchée. Les quatre trafiquants ont été placés, hier, par le magistrat instructeur sous mandat de dépôt.
Liberté > 27/03/08 > B. BADIS
Malgré le poids des condamnations, les femmes détenues à Bouzaâroura arrivent à garder de l’espoir comme devrait nous l’assurer une condamnée à la peine capitale. L’établissement pénitentiaire Bouzâaroura de Annaba a ouvert ses portes, dernièrement, aux journalistes de la presse locale ainsi qu’aux membres des associations concernées par la réinsertion sociale des anciens détenus.
Une opportunité, rendue possible grâce à la disponibilité du procureur général, pour nous de visiter une exposition de travaux manuels réalisés par les détenues et initiée, intra-muros, par la direction de l’établissement dans le cadre des festivités de célébration de la Journée internationale de la femme.
Elles ont présenté fièrement l’espace d’une journée, au monde extérieur, des travaux d’artisanat allant de la broderie à la couture en passant par les gandouras et la pâtisserie. C’est la première fois qu’une telle manifestation est organisée dans ce centre où des femmes purgent des peines allant de la minimale à la capitale. Elles sont 33 détenues, dont la plus jeune est âgée de 15 ans. Elle est incarcérée depuis deux ans pour complicité de meurtre. Trois locataires sont des condamnées à mort. L’une d’elles, âgée aujourd’hui, de 26 ans, mais paraissant vieille douze autres années, est accusée du meurtre de son mari. Elle est là depuis 6 ans. « Il se droguait et me battait matin et soir. Je n’ai nulle part où aller, alors un jour…», se confondait-elle dans des explications comme pour justifier sa présence dans ces lieux. Une autre pensionnaire portait dans ses bras un bébé de 8 jours. Elle a accouché en prison. En détention préventive, elle attend son procès pour vol. Une autre, poursuivie pour complicité de meurtre, portait sur ses genoux un petit garçon de 18 mois, lui aussi venu au monde en milieu carcéral. Enfin, une autre, la cinquantaine, condamnée à mort, a assassiné son mari pour mettre un terme, selon elle, à la hogra qu’elle subissait.
La majorité des détenues, du moins les plus jeunes et dont on trouve des universitaires, séjournent à Bouzaâroura après avoir mal tourné suite à « une mauvaise fréquentation ». Malgré le poids des condamnations, elles arrivent à garder de l’espoir comme devrait nous l’assurer une condamnée à la peine capitale. « Je prends des cours et je suis, aujourd’hui, en deuxième année moyenne. Je vais beaucoup travailler, avoir des diplômes, comme ça, peut-être, un jour, je sortirai de là et j’aurai un métier». Cet espoir est entretenu par les psychologues. « Cette femme est arrivée complètement détruite. Nous devions la surveiller étroitement de peur d’un suicide. Mais petit à petit, nous avons pu lui parler et elle a commencé à se confier, puis à se libérer. C’était très dur. Il fallait absolument qu’elle garde l’espoir de sortir un jour, c’est vital pour elle ».
Une autre psychologue devait parler de la réinsertion de celles qui sortent. « Leur plus grande appréhension est d’être "taxée" et d’être mise à l’écart, car elles ont fait de la prison. Elles en parlent toujours. Il faut absolument leur donner une seconde chance pour éviter les récidives, d’une part, et leur permettre de retrouver une vie normale et l’estime de soi, d’autre part », explique t-elle.
Visiblement, dans cet établissement pénitentiaire, à voir leur « aisance », elles se sentent en famille. Toutes sont conscientes de leur situation et se préparent à affronter le jour d’après-libération.
Pour couronner cette ouverture sur le monde carcéral ou sur le monde extérieur, selon le côté des barreaux où l’on se trouve, une pièce de théâtre, très émouvante, a été jouée par les détenues. Une œuvre qui reflète leur quotidien, en particulier, et de la situation de la femme en général. Une femme qui donne souvent tout pour sa famille, mais qui reçoit, en contrepartie et dans beaucoup de cas, le mépris, l’incompréhension et les coups bas. Certaines ne l’ont pas supporté, elles sont à Bouzaâroura.
Liberté > 26/03/08 > Hafiza M.
Conduite par le vice-ministre chargé de l’habitat, une délégation vietnamienne était, avant-hier, à Annaba. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la coopération technique entre les deux pays.
L’expérience algérienne, dans la résorption de l’habitat précaire (RHP), a intéressé les Vietnamiens, d’autant qu’ils ont visité la localité de Sidi Salem dans la commune d’El Bouni, où un programme spécial RHP de 1 000 logements est en phase d’achèvement. Ils ont été également amenés à visiter les chantiers de logements, tous types confondus, dans les localités de Bouzaâroura, Boukhadra et Sidi Amar. Au regard de l’intérêt des Vietnamiens pour les mécanismes de financement et de la disponibilité foncière dans la wilaya, tout porte à croire que la délégation asiatique est venue en prospection dans le domaine.
El Watan > 26/03/08 > R. A. I.
Le juge d’instruction près le tribunal de Annaba vient de clôturer l’instruction d’un dossier portant sur une affaire de terrorisme. Cette dernière a été programmée au rôle de la prochaine session criminelle.
Une affaire dans laquelle sont impliqués quatre terroristes de Berrihane, Chatt et Dréan (wilaya d’El Tarf).
Terroristes de la première heure, ils avaient bénéficié des dispositions de la réconciliation nationale. Deux ans après, ils étaient revenus à la charge en participant à des réunions périodiques secrètes. Espionnés par les services de sécurité, ces terroristes fréquentaient souvent les cybercafés pour télécharger à partir des sites jihadistes des dossiers multimédias et autres documents subversifs.
En effet, surpris dans un cybercafé, deux parmi les quatre mis en cause ont été arrêtés en flagrant délit en train de graver des CD de propagande jihadiste. Munis d’un mandat de perquisition, les services de sécurité ont fouillé leur maison et procédé à la saisie de plusieurs CD, documents subversifs et autres enregistrements audio d’Oussama Ben Laden appelant au jihad. Auditionnés, les deux terroristes sont passés aux aveux, ce qui a permis aux services de sécurité d’arrêter les deux autres acolytes.
El Watan > 26/03/08 > M. F. G.